
Ruines berbéro-romaines IV
35 - Mausolée Akbou « Ausium » (Piton)
Un petit bâtiment carré, de 5 mètres de côté extérieurement, recouvert par une voûte en plein cintre, et surmonté d’une pyramide quadrangulaire … La voûte s’est effondrée au milieu du bâtiment, vraisemblablement sous le poids de la pyramide, dont la partie supérieure s’est écroulée et est tombée à l’intérieur … La maçonnerie est en moellons bruts et chaînes de briques très longues et très larges. Ce monument est situé sur un piton isolé, dominant la plaine. Construit en belles pierres de taille, il mesure 5m, 05 de côté et repose sur un soubassement de quatre degrés. L’entrée, très exiguë, s’ouvre sur la face nord-est ; elle pouvait être fermée par une porte en bois ou en métal : les trous pour les gonds sont encore visibles. Au dessus, un encastrement a conservé quelques menus débris de la plaque de marbre blanc qui portait la dédicace du mausolée. Sur les autres faces, il y avait de fausses portes, avec des panneaux ornementés, encadrés de chambranles à moulures. Il ne subsiste que le bas de la pyramide qui couronnait l’édifice. L’intérieur est couvert d’une voûte appareillée, en berceau. Dans chaque paroi ont été ménagées deux grandes niches, larges de 0m, 90(2), cintrées en haut, qui contenaient sans doute des urnes cinéraires. Elles sont flanquées de colonnes engagées, que surmontent des chapiteaux ioniques, d’une facture sentant déjà la décadence. Ce mausolée ne nous parait pas antérieur au IIIe siècle après Jésus-Christ. + Info (Nouvelle fenêtre)
36 - Mausolée Cedias (Ksar zazia)
Situé dans la région des Ouled Azzeddine, dans la commune de Mahmel, wilaya de Khenchela, le mausolée de Cedias date de l’époque romaine et sa construction remonte à l’an 133, lorsque la garnison de Lambèse fut érigée pour servir de siège au Légat impérial et à la troisième Légion Auguste. Abusivement appelé « Kasr el Djazia », ce monument, a porté abusivement le nom de « Kasr El Djazia » depuis l’invasion hilalienne. Cette désignation est le fruit d’une légende qui l’attribue et l’intègre à la geste hilalienne. Le Mausolée est mentionné dans « l’Atlas archéologique » de Stéphane Gsell qui l’attribue, en toute certitude à Cedias. Cependant, les inscriptions sur place, témoignent de l’existence d’une municipalité, à l’origine de sa construction. Haut d’environ 7 mètres, le monument forme un hexagone de 2,18 mètres de côté reposant sur deux degrés. + Info (Nouvelle fenêtre)
37 - Ruines de Tibaalayine
Les ruines de Tibaalayine se trouvent aux aures, Wilaya de Khenchella. ( En cours de finition ). + Info (Nouvelle fenêtre)
38 - Mosquée Sidi Ghanem
La mosquée Sidi Ghanem de Mila, anciennement mosquée Abou Al-Mouhajir Dinar, est une mosquée historique située dans la ville de Mila, en Algérie. Elle fut bâtie en 675 par Abou al-Mouhajir Dinar, l’émir d’Ifriqiya, de 674 à 681 pour le compte des Omeyyades. Elle fut établie à proximité d’une basilique byzantine, et comporte de nombreux matériaux antiques (chapiteaux ornementaux, colonnes et cetera) . Elle est également plutôt orientée vers le Sud, fait singulier au Maghreb et qui évoque les premières mosquées du Machrek. + Info (Nouvelle fenêtre)
39 - Amphithéâtre de Cherchell
( En cours de finition ). + Info (Nouvelle fenêtre)
40 - Arc de triomphe Cherchell
( En cours de finition ). + Info (Nouvelle fenêtre)
41 - Amphithéâtre de Thevest – Tébessa
Au sud-est de l’arc de Caracalla, se trouve l’amphithéâtre berbéro-romain de Thevest. Partiellement fouillé, l’amphithéâtre est composé d’une arène circulaire d’environ 50 mètres de diamètre et d’une quinzaine de rangées de gradins en pierres de taille pouvant recevoir sept mille spectateurs. L’amphithéâtre dispose de deux entrées conduisaient vers l’arène, ces entrées pourraient être utilisées l’une pour les gladiateurs et l’autre pour les bêtes féroces (félins, etc …). L’amphithéâtre de Thevest (Nom berbère de Tébessa) est l’un des six amphithéâtres découverts jusqu’à aujourd’hui en Algérie, l’édifice est le premier qui garde la plus part de ses composants (pierres). + Info (Nouvelle fenêtre)
42 - Arc de triomphe de Caracalla Tébessa – Thevest
L’arc de triomphe de Tébessa ou arc de triomphe de Caracalla est un arc de triomphe romain appelé communément « arc de Caracalla ». Construit en 214 après Jésus Chris, l’arc de Caracalla est assez bien conservé. Comme l’arc de Janus à Rome, il est l’un des rares arc « quadrifons » connu ou arc à quatre faces. L’arc de triomphe de Caracalla est situé en avant de la muraille de manière que sa face postérieure vient s’y appuyer et même s’y confondre. L’arc sert de porte principale à l’ancienne ville Thevest sous le nom de « Porte de Caracalla ». Cet arc de Caracalla est un carré de quatre façades et de quatre portes égales précédées chacune de quatre colonnes du même ordre, formant en tout seize colonnes, actuellement il n’en subsiste que quatorze colonnes. L’arc de triomphe de Caracalla, avec ses arcs à quatre portes égales, est de type quadrifrons. Le seul arc de triomphe similaire connu est l’arc de Janus Quadrifrons à Rome (les arcs de d’Antinoé, celui d’Antioche et l’arc des Gavii à Vérone n’ont pas quatre faces égales). L’arc de Janus Quadrifrons était donc l’autre seul arc debout qui présente ces caractéristiques. Mais l’arc de triomphe de Tébessa est infiniment plus riche, plus beau et plus élégant. L’arc de Caracalla, communément appellé « Porte de Caracalla », se compose de quatre pieds-droits carrés de 3,17 mètres de côté (Pied-droit ou piédroit , dit également montant ou jambage, il désigne ici le pilier carré qui porte la naissance de l’arcade), le tout dans un carré de 10,94 mètres de côté. Moll Capitaine du Génie Civil français (1860-1861), précise que « le massif du monument se compose de quatre pieds-droits, réunis deux à deux par des arceaux de 4m,60 de portée, avec une hauteur sous clef de 8m,30. Chacun de ces pieds-droits est un carré de 3m,17 de côté et l’ensemble des quatre est également disposé en carré : ce dernier à 10m,94 dans ses deux dimensions ». Deux de ces pieds-droits mentionnent sur un de leurs côtés intérieurs des inscriptions mentionnant les dispositions du testament du Caïus Cornelius Egrilianus, préfet de la 14° légion, inscriptions traduite du latin reproduite ci-dessous. La hauteur du sol au bord supérieur de la corniche est de 10,93 mètres ce qui fait que le massif de l’arc constitue un cube presque parfait. Ces pieds-droits sont réunis par des arceaux, formant quatre faces semblables. L’inscription de la face sud comporte une dédicace à Caracalla, datant de l’an 214 après J.C. Celle de la face est une dédicace au père de Caracalla, Septime Sévère. Celle de la face nord est complètement détruite et à la place, on y trouve une inscription byzantine commémorant la réédification de Thévest par le général Salomon. Témoignage du savant Monsieur Letronne en 1847 sur le but de la construction de l’arc de triomphe de Caracalla de Tébessa : « C’est d’honorer la mémoire de Septime Sévère, le père de l’empereur régnant Antonin Caracalla (Lucius Septimius Bassianus). Septime Sévère est mort en 21 1. Ainsi il n’a pas fallu moins de deux à trois ans pour achever ce beau monument qui aurait fait honneur à la capitale d’un empire ». Testament de Caïus Cornelius Egrilianus citoyen tébessien, préfet de la 14° légion romaine : La famille Cornelia de Théveste représentée par deux frères Cornélius Fortunalus et Caïus Cornélius Egrilianus commande la 14eme légion Gémina (Romaine) et leur sœur Cornélius Quiuta, portent, comme tous les berbères, un dévouement et une très grande vénération de l’empereur Seplime-Sévère. Lui-même berbère (Amazigh) les leur rend bien dans tous ses actes de gouvernance. A sa mort en 211, Caïus Cornélius Egrilianus commande la 14eme légion légua sa fortune à son frère et sa sœur, tout en leur imposant par un testament, certaines obligations qu’ils devraient remplir, sous peine de perdre l’héritage. Extrait du testament de Caïus Cornélius Egrilianus commandant de la 14eme légion romaine suivi de quelques commentaires : « 1er On élèvera un arc de triomphe surmonté de deux tétrastyles qui renfermeront les statues des deux Augustes. On érigera aussi dans le forum des statues au divin Sévère et à la déesse Minerve. Deux cent cinquante mille sesterces seront employés à l’exécution de ces divers travaux ». Nota : Les deux Augustes ne peuvent être que Géta et Caracalla. Les deux frères (Empereurs) ont régné en même temps durant une courte période 211-212 2eme « Une deuxième somme de 250 000 sesterces sera consacrée à donner des bains gratuits à tout le peuple dans l’établissement des thermes ». La dernière inscription, sur le pied droit Nord-Est, face à celui mentionnant le legs, une inscription indique les jours de l’année auxquels ces bains gratuits seraient donnés. Ces jours sont au nombre de 64 et inégalement distribués dans les différents mois, soit : 3eme « Cent soixante dix livres d’argent …… et quatorze livres d’or seront déposées au Capilole et employées à… .. » Nota : Le texte incomplet et le manque de matériaux ne permettent pas d’expliquer cette troisième partie du legs. Ce qu’il faut savoir sur les arcs de triomphe : Les arcs de triomphes sont en général désignés par le nombre de leur portes. ils sont de quatre types, soit : – les arcs de triomphe « monopyles » Se sont des arcs de triomphe avec une seule porte, on recense les arcs suivants : l’arc de Titus et l’arc de Galien (Italie), les arcs d’Auguste à Aoste (Italie), à Suse (Italie), à Rimini (Italie), l’arc de Sergius à Pola (Croatie), les arcs de Trajan à Ancone et à Bénévent (Italie), les arcs d’Hadrien à Athènes (Grèce), les arcs d’Orange et de Saint-Remy (France), de Constantine, l’arc de Caracalla (Djémila), les arcs de Commode et de Marc Aurèle à Lambése (Algérie) … – les arcs de triomphe à deux portes : Se sont des arcs composés de deux portes égales servant l’une pour l’entrée et l’autre pour la sortie. Les arcs de triomphe de ce types sont celui de Langres, d’Autun, de Nîmes, de Vérone, etc…. – les arcs de triomphe à trois portes : Les trois portes de ces arcs de triomphe sont destinées l’une pour les voitures et c’est la plus grande et le deux autres, plus petites, pour les piétons. Les arcs de ce type sont les arcs de Septime Sévère et de Constantin à Rome, l’arc d’Auguste à Fano, la porte d’Herculanum à Pompéi, de Lambèse en Algérie. – les arcs de triomphe à quatre portes : Se sont les arcs les plus rares de type « quadrifrons » qui ont les quatre faces égales. Les deux seuls arcs de triomphe « quadrifrons » existants sont l’arc de Janus à Rome (Italie) et l’arc de Caracalla à Tébessa (Algérie). L’arc de Tébessa est infiniment plus riche et plus élégant. Les arcs de triomphes répondent aux besoins de la religion romaine qui impose aux guerriers revenant d’une guerre ou de campagne(s) de passer par une porte magique, pour les décharger des énergies destructrices qu’ils portaient en eux et qui seraient dangereuses pour leurs compatriotes. Les arcs de triomphes qui constituent ces portes étaient placées généralement à l’entrée des villes. L’arc de triomphe romain appelé « arc de Caracalla », intégré dans une citadelle à l’époque byzantine , sert depuis de porte à la ville, ouverture dans le rempart nord de l’enceinte, décentrée vers le nord-est. Exceptée l’absence de trois colonnes, l’arc de Tébessa est assez bien conservé. Il est comme l’arc de Janus à Rome, un des rares exemples d’arc « quadrifons », arc à quatre faces que l’on connaisse. De nombreux auteurs pensent que l’arc de Tébessa était situé à un carrefour d’une voie importante où d’un établissement public. + Info (Nouvelle fenêtre)
43 - Muraille byzantine de Thevest – Tébessa
La muraille byzantine de Thevest ou le rempart de Theveste est un rectangle de 320 mètres de long, sur 280 mètres de large. L’enceinte est une forte muraille de pierres de taille, qui était restée en assez bon état pendant treize siècles. Les courtines, épaisses de 1,30 mètre à 2,20 mètres, sont flanquées de quatorze tours carrées, y compris l’arc de Caracalla, que les Byzantins ont transformé en un ouvrage de défense. L’épaisseur de ces tours varie de 1 mètre à 2 mètres, elle est plus forte du côté de la ville qu’aux faces extérieures. Au dessus de la courtine, à une hauteur de 7 à 8 mètres au-dessus du sol, un chemin de ronde assez large, faisant tout le tour de l’enceinte. Il était couvert vers l’extérieur par un haut parapet crénelé. De fortes pierres placées en encorbellement, de manière à déborder le parement intérieur du rempart, soutenaient les larges dalles qui formaient le chemin de ronde, et constituaient ainsi une sorte de balcon surplombant la muraille intérieure. L’accès à ce chemin de ronde se fait par des escaliers placés en différents points de l’enceinte. Les tours s’élevaient à 16 ou 17 mètres. Une voûte d’arêtes appareillée, qui reposait sur quatre pilastres d’angle, couvrait chacune des salles inférieures. A la hauteur du premier étage et du chemin de ronde, la tour était flanquée de deux guérites pour des sentinelles. On entrait dans la salle supérieure par une ou deux portes rectangulaires, donnant sur les courtines. « Au-dessus, une large fenêtre carrée éclairait cette pièce ; sur les autres faces, des meurtrières étaient ménagées dans l’épaisseur du mur. Pour couvrir la salle, il y avait en général une voûte — la chose n’est pas certaine — ou plutôt un plancher, formant une plateforme à laquelle on montait par un escalier intérieur, adossé à la muraille de la tour. Cette terrasse était soutenue par quatre forts piliers, placés aux angles de la salle. » Toutes les portes pratiquées dans les tours, soit au niveau du sol, soit à la hauteur du chemin de ronde, se fermaient par l’intérieur. Les portes de la ville étaient au nombre de trois. La principale avait été ménagée dans l’arc de Caracalla, dont on avait bouché les baies latérales (à l’ouest et à l’est) et rétréci la baie antérieure (au nord). Sur le front oriental, un passage voûté s’ouvre entre deux tours, très rapprochées l’une de l’autre; on l’appelle aujourd’hui la porte Solomon. Enfin, il y a une petite poterne (dite porte d’Aïn Chela) au pied d’une des tours du sud. Une inscription, placée à la porte septentrionale, indique que la cité de Theveste fut entièrement réédifiée par Solomon. + Info (Nouvelle fenêtre)
44 - Temple de Minerve – Thevest (Tébessa)
Les plus beaux monuments des villes étaient d’ordinaire les demeures des dieux. Par malheur, le nombre des temples antiques restés debout en Algérie est fort restreint. Le mieux conservé est celui de Tébessa : nous en donnons le plan, fig. 39, et une vue, planche XIX. On l’a souvent comparé à la Maison Carrée de Nîmes, dont il n’a pas, il faut l’avouer, les heureuses proportions et la sobre élégance. « On constate bien, dit M. Héron de Villefosse, un travail très personnel dans la décoration, mais de la lourdeur, une recherche d’ornements qui tombe dans l’excès, des défauts qui sont la marque d’une école éloignée des grandes traditions. » Cet édifice date probablement du IIIe siècle. Après avoir été successivement, depuis la conquête française, une fabrique de savon, un bureau affecté au service du génie, un prétoire pour le juge musulman, une cantine, un cercle militaire, une prison, une église, il est devenu le musée de Tébessa. Long de 18m, 80, large de 9, il s’élève sur un soubassement haut de mètres, dont l’intérieur est partagé en trois caveaux voûtés, aujourd’hui comblés. Il ne parait pas certain que ces salles inférieures aient été utilisées pour le service du temple; peut-être étaient-elles simplement, comme l’a pensé M. Héron de Villefosse, des galeries de soutien. On montait au sanctuaire par un escalier d’une vingtaine de marches, dont la partie supérieure était resserrée entre deux perrons. Cet escalier a été refait et ne compte, plus que treize degrés, le sol ayant été exhaussé. Une rangée de quatre colonnes forme le front du monument ; par derrière, de chaque côté, deux autres colonnes s’élèvent sur le bord du soubassement. Les fûts monolithes, hauts de 6m, 40 sont en marbre blanc, veiné de bleu ; ils ne présentent pas de cannelures; les chapiteaux appartiennent à l’ordre corinthien. Les murs extérieurs de la cella sont rehaussés de pilastres, avec des chapiteaux de même ordre. La frise architravée qui surmonte les colonnes et les pilastres, offre des sculptures d’un style surchargé et d’une exécution médiocre. Des panneaux carrés, correspondant aux points d’appui, enferment des bucrânes parés de bandelettes ; ils séparent des métopes rectangulaires, dans lesquelles un même motif est répété partout : un aigle, vu de face, les ailes ouvertes, tenant sous ses serres deux serpents qui s’allongent à droite et à gauche et enlacent des ceps de vigne. Au-dessus, règne une corniche sans larmier ; elle est décorée de pirouettes, de canaux, d’oves et de denticules. La partie supérieure du temple est d’une ordonnance anormale. Elle consiste en un attique, qui s’élève sur un socle et qui était sans doute surmonté d’une corniche, aujourd’hui détruite. Cet attique est divisé, comme la frise, en une série de panneaux sculptés. Au-dessus de chaque bucrâne, un cadre enferme soit un trophée, soit une Victoire ailée, tenant dans ses mains un bouclier ou une couronne, soit une image de divinité : on distingue les deux Dioscures, Bacchus couronné de lierre et tenant un thyrse, Hercule (?) appuyé sur sa massue. Quant aux métopes qui occupent les intervalles, quatre d’entre elles sont remplies par deux cornes d’abondance croisées ; les autres présentent deux ou trois guirlandes. A ces motifs se mêlent des rosaces, des branches, des masques ; dans un panneau, on remarque, en outre, deux trophées et un caducée; dans un autre, un mufle de lion. Les soffites du pronaos sont ornés de rinceaux, de rosaces, de cornes d’abondance flanquant un globe, d’une tête d’Océan, de corbeilles de fruits. Il ne reste aucune trace de fronton. M. Ballu a supposé qu’au lieu d’une couverture à double pente, il y avait, sur cet édifice, un toit à quatre versants. Moll s’est demandé si des statues n’étaient pas dressées le long du faîte, au-dessus des points d’appui. Le mur antérieur de la cella a été refait en entier. Toute la décoration de l’intérieur a également disparu. Le pavement est moderne ; peut-être, dans l’antiquité, le sol était-il revêtu d’une mosaïque. Comme la plupart des temples de l’Afrique romaine, le monument que nous venons de décrire s’élevait au fond d’une cour, de forme rectangulaire, mesurant 41 mètres de largeur. La façade de l’enceinte est en partie conservée (à 24 mètres en avant du temple). Elle est décorée, au dehors comme à l’intérieur, de pilastres corinthiens et percée de trois portes; celle du milieu, cintrée, a 2m, 15 de largeur. Le nom du temple de Minerve, donné communément à ce sanctuaire, repose sur une erreur manifeste : on a pris pour des chouettes les aigles de l’entablement, pourtant fort distincts. Ces aigles ont donné à d’autres l’idée de proposer la dénomination de temple de Jupiter. En réalité, on ignore à quelle divinité l’édifice était consacré. A l’époque byzantine, il fut probablement converti en église, comme paraissent l’indiquer des tombes chrétiennes découvertes derrière le mur antérieur de l’enceinte. + Info (Nouvelle fenêtre)
45 - Tifeche – Tiffech
Ruines d’une citadelle byzantine de 250 mètres sur 129 mètres, délimitée par un rempart flanqué de dix tours carrées, qui occupait une colline isolée dominant la plaine. Débris de thermes romains, vestiges de l’ancienne Tipasa de Numidie. La plaine de Tifech, où l’on accède depuis Souk Ahras (Thagaste) par un col entre le djebal Serou (1072 mètres d’altitude) au Nord et le Ras Djorf (1010 mètres d’altitude) au Sud, est drainée par l’oued Tifech ; on y remarque les restes d’un grand nombre de fermes et de villes antiques. + Info (Nouvelle fenêtre)
46 - Basilique Sainte-Crispine Tébessa – Theveste
La basilique de Tébessa ou la basilique Sainte-Crispine de Tébessa (Basilique : du latin basilica, issu du grec basilikos « royal ») est un site archéologique situé à l’est des remparts de la ville de Theveste , aujourd’hui Tébessa. C’est l’une des plus grands basiliques romaines d’Afrique. Elle a été édifiée en 313 sur le lieu même où la berbère Crispina, Crispine de Thagare en français, a été décapitée par le proconsul romain Caius Annius Anullinus, pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains conformément au décret parut en 304 et qui prescrit à tous les habitants de « sacrifier et faire des libations aux dieux romains », sous peine de mort en cas de refus. Sainte Cripine est native de Thagurate (en berbère) ou Thagare (Thacora, Thagura) aujourd’hui Taoura, wilaya de Souk Ahras ancienne Thagaste. Cette basilique a été dédiée à sainte Crispine pour honorer son martyre en 305 après Jésus-Christ. La basilique est composée de : - un narthex (vestibule transversal, à l’entrée des églises paléochrétiennes), - un vasque aux ablutions au milieu du narthex, - d’un atrium (Il s’agit d’avant-cour fermée par des portiques à colonnes dans les basiliques paléochrétiennes), - une nef centrale, - un autel, - un presbyterium, - deux sacristies, l’une à gauche du presbyterium et la seconde à sa droite, - des cellules d’habitations, - un baptistère, - une chapelle ( Chapelle de Gabinilla), - habitats de basse époque, - puits romain, - une grande allée, - quatre jardins et déambulatoire, - un bassin d’arrosage, - une crypte tréflée et tombe de Gaudentia, - une écurie, - porche d’entrée, Le tout est entouré de remparts. + Info (Nouvelle fenêtre)
| Algérie mon beau pays | |